Comment faire du lombricompostage : tout ce qu’il faut retenir !

Le lombricompostage est une solution de plus en plus adoptée dans les foyers. À la fois très peu contraignante et facile à réaliser, cette méthode permet à tout le monde de passer au vert (ou plutôt de vers) d’une façon simple et efficace.

Bien sûr, il ne faut pas oublier que cette méthode de recyclage des déchets domestiques nécessite un certain matériel ainsi que du savoir. Alors, que faut-il retenir à son propos ? Quels vers pour lombricomposteur choisir ?

Le choix des vers : pas n’importe quels vers !

Vous l’aurez compris, pour réussir le recyclage de vos déchets organiques avec un lombricomposteur, il vous faut des vers, mais pas n’importe lesquels. Avant de passer aux espèces les plus avantageuses de vers pour lombricomposteur, il faut savoir que leur choix ne se fait pas par hasard.

En effet, on choisit avant tout les espèces en fonction des conditions climatiques de la zone en question.

De ce fait, voici les espèces de vers les plus utilisées :

  • Eiseinia Fetida ;
  • Eisenia Andrei ;
  • Eisenia Hortensis ;
  • Eudrillus Eugeniae ;
  • Lumbricus Rubellus ;
  • Perionyx Excavatus.

Les deux premières espèces sont les plus communément utilisées pour le lombricompostage en Europe. Elles sont très proches l’une de l’autre et peuvent résister aux mêmes conditions.

Respecter l’apport de matières organiques

Outre les vers qui sont très importants dans les lombricomposteurs, il existe une autre notion qu’il faut nécessairement respecter : c’est celle de l’apport de matières organiques.

Il faut retenir qu’en recyclant les déchets organiques, il ne suffit pas de tasser ces derniers pour l’obtention d’un compost efficace. Au contraire, il est important de respecter un apport de deux tiers de matière organique pour un tiers de matière sèche.

On parle de matière sèche lorsqu’il s’agit de tout ce qui touche aux cartons, papiers, boîtes, etc. En revanche, on parle de matière organique pour tout ce qui touche aux épluchures de légumes et de fruits.

Les matières azotées

Comme vous pouvez le constater, pour réussir le recyclage écologique des déchets organiques, tout est une question d’équilibre. Outre le fait de respecter un bon apport en matière organique, il est aussi important d’introduire des matières azotées.

Ces dernières sont entre autres, des déchets verts, mais pas que. En effet, ceux-ci doivent préférablement être mous et mouillés. Il est donc possible de citer comme exemple les épluchures de légumes et de fruits, les tontes de gazon ou alors le reste des plats composés principalement de légumes.

Les matières carbonées

Outre les vers qu’il faut incorporer presque religieusement aux lombricomposteurs, il faut aussi intégrer des matières carbonées. Pour mieux identifier celles-ci, il faut savoir qu’il s’agit de tout ce qui est déchet brun, dur et sec à la fois.

Ce sont des déchets tels que des branches, du carton, des feuilles mortes ou encore de la paille. Leur présence est nécessaire, car ils ralentissent la décomposition des autres éléments du lombricomposteur.

L’humidité

Enfin, la dernière chose qu’il est important de vérifier pour réussir le lombricompostage est l’humidité. Il ne faut pas qu’elle soit trop élevée ou pas assez, le juste milieu est alors nécessaire.

Elle permet d’apporter la vie aux composants du lombricomposteur, comme les vers, sans pour autant ralentir la décomposition des déchets.